| Groupe d’intervention rapide |
Groupe d’intervention rapideHistorique :Au cours de nombreuses rencontres et de différentes missions à l’étranger, Françoise Hostalier a pris conscience de l’image, peut-être parfois exagérée…, de la France comme « Pays des droits de l’Homme ». En tant que Parlementaire français, il lui est apparu évident de s’engager à travers son mandat pour défendre les valeurs de notre République et soutenir, dans la mesure du possible, celles et ceux qui s’en réclament et qui risquent leur vie pour cela. Par ailleurs, à plusieurs reprises, elle a eu l’occasion de mener des actions avec quelques collègues dans ce sens et cela lui a donné l’idée de créer un groupe structuré prêt à mener des actions d’urgence pour soutenir des collègues parlementaires dont la vie ou la liberté pourraient être en danger ou pour soutenir des compatriotes victimes de régimes totalitaires. C’est ainsi qu’est né, en juillet 2009, le « Groupe d’intervention rapide pour la défense des droits de l’homme », qui regroupe déjà pus de 43 parlementaires actifs et dont la première action a été de soutenir Clotilde Reiss injustement arrêtée et inculpée par le régime iranien. Le dossier de Clotilde Reiss :Jeune universitaire de 23 ans, passionnée par l’Iran Clotilde Reiss a fait une partie de ses études à l’IEP de Lille dont elle a été diplômée en juillet 2008. Le mémoire de son master portait sur « le système éducatif iranien et les manuels scolaires depuis la révolution islamique ». Ses études l’avaient déjà amenée à voyager à plusieurs reprises en Iran, pays dont elle parle parfaitement la langue, et dans les pays alentours. Début 2009, elle se rend à nouveau en Iran, où elle a obtenu un poste de lectrice de français à l’université d’Ispahan. C’est au moment où son contrat s’achevait et où elle s’appétait à quitter l’Iran qu’on eu lieu les évènements qui ont suivi les élections présidentielles dans ce pays. Il faut se rappeler que peu après les publications des résultats de l’élection annonçant une victoire magistrale du président sortant Mahmoud Amadinedjad, les manifestations dans les rues étaient importantes, massives, relativement pacifiques. C’est au fur et à mesure que s’est installée la répression, qu’ont eu lieu les arrestations, les disparitions et l’interdiction de toute manifestation. Clotilde a donc participé à quelques manifestations, elle a pris des photos avec son téléphone portable et les a envoyées à sa famille et à des amis. Elle leur a aussi adressé des messages électroniques commentant ces images et qui avaient surtout pour but de rassurer ses parents. C’est pour cela que le 1er juillet, elle a été arrêtée et accusée d’espionnage. Dans un premier temps, il semblait évident qu’elle serait rapidement relâchée et, peut-être, expulsée vers la France. Mais l’affaire a pris une ampleur démesurée et le cas de Clotilde est devenu un enjeu de propagande pour le régime iranien. Elle a été utilisée pour permettre au président réélu de faire diversion par rapports aux difficultés politiques internes et son incapacité à former un gouvernement en argumentant sur « le complot des forces extérieures », prétendant même que Clotilde pouvait être une agitatrice à la solde des Américains ! Très vite, les instances diplomatiques françaises (le Ministre des Affaires étrangères, l’ambassadeur de France à Téhéran), le président de la République et de très nombreuses voix en France et en Europe on exigé la libération sans condition de Clotilde Reiss. Un simulacre de procès a eu lieu le samedi 8 août, à l’issue duquel, après le versement d’une caution de 230 000€ par le gouvernement français, Clotilde a pu sortir de prison et être placée en résidence surveillée à l’ambassade de France. Le verdict et une éventuelle condamnation sont attendus dans les prochains jours. Action du groupe d’intervention rapide. Liste des parlementaires participant à cette action : ALMONT Alfred, BLONDIN Maryvonne, BRANGER Françoise, BRAOUZEC Patrick, CAILLAUD Dominique CHOSSY Jean-François, COUTELLE Catherine, DELATTE Rémi, DEMUYUNCK Christian, DOMERGUE Jacques, FOLLIOT Philippe, FORGUES Pierre, GARRIAUD-MAYLAM Joëlle, GARRIGUE Daniel, GEOFFROY Guy, GILLE Jean-Patrick, HOSTALIER Françoise, HUNAULT Michel, JULIA Didier, KUCHEIDA Jean-Pierre, LAFFINEUR Marc, LAMOUR Marguerite, LASSALLE Jean, LEONARD Jean-Louis, LEVY Geneviève, LONCLE François, LUCA Lionel, MARCON Jean-Pierre, MARTIN-LALANDE Patrice, MARTINEZ Henriette, MIGNON Jean-Claude, MORIN-DESSAILLY Catherine, NESME Jean-Marc, PONS Josette, REITZER Jean-Luc, REMILLER Jacques, ROCHEBLOINE François, SALLES Rudy, SCHNEIDER André, TABAROT Michèle, VALLINI André, VITEL Philippe, VOISIN Gérard, WOJCIECHOWSKI André, ZUMKELLER Michel. Considérant qu’il s’agissait bien de l’arrestation et de la possible condamnation d’une compatriote innocente des faits dont elle était accusée, les membres du groupe se sont mobilisés et ont adressé un premier courrier, le 23 juillet, à l’ensemble des personnalités françaises et iraniennes concernées et pouvant jouer un rôle pour la libération de Clotilde. Un contact a été pris avec Bernard Poletti, Ambassadeur de France en Iran. Après la sortie de prison de la jeune française, un second courrier a été adressé à l’ensemble de ces personnalités ainsi qu’à Clotilde qui, semble t-il en a été très touchée. Le groupe a notamment adressé un message au Président du Parlement iranien, (le président du Majles) afin de lui demander d’intercéder en faveur de Clotilde Reiss. |